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sabato 23 gennaio 2016

Présentation du livre Marx & Foucault Lectures, usagis, confrontations

Marx & Foucault - Christian LAVAL, Luca PALTRINIERI, Ferhat TAYLANCher-è-s ami-e-s,
A l’occasion de la publication du livre MaFoucault (La Découverte, 2015), la Société Louise Michel et le laboratoire Sophiapol (Paris Ouest Nanterre La défense) vous invitent à une soirée de discussion en présence des directeurs de la publication (Christian Laval, Luca Paltrinieri et Ferhat Taylan).
La soirée se déroulera le 28 janvier 2016, au restaurant le Lieu dit, 6 rue Sorbier 75020, de 19 heures-21 heures.
Sur le thème : Michel Foucault : quels rapports avec Marx ?
Michel Foucault connaît aujourd’hui une consécration exceptionnelle en France. Cet auteur devenu un incontestable « classique » est aussi un auteur critique qui a entretenu un dialogue ininterrompu avec Marx comme le montrent ses cours au Collège de France et de nombreux propos qu’il a tenus au cours d’interviews ou de discussions publiques. Faisant un usage constant de Marx mais refusant tout dogmatisme qui se réclamerait de sa pensée, les rapports de Foucault à Marx continuent de faire débat.
Cette question ne relève pas du jeu académique. Elle concerne les usages politiques que l’on fait ou que l’on peut faire de Foucault. Elle engage deux grandes questions aujourd’hui : Foucault est-il un penseur anti-marxiste voire franchement néolibéral comme certains le soutiennent ou bien a-t-il plutôt cherché à renouveler et à étendre le type d’analyses critiques qu’avait effectuées Marx en son temps ?
Le rapport Marx-Foucault pose une autre question stratégique  qui hante la gauche radicale depuis longtemps : comment penser les rapports entre la lutte des classes au sens marxien classique et les résistances ou les contre-conduites qui sont aussi nombreuses et diverses que le sont les relations de pouvoir  comme le veut l’analyse foucaldienne ? Disjonctions irréductibles ou bien articulations possibles ?
La discussion sera introduite par Razmig Keucheyan et Arnault Skornicki :
Razmig Keucheyan, Maître de conférences à l’université Paris-IV-Sorbonne, auteur deHémisphère gauche, une cartographie des nouvelles pensées critiques (Zones, 2013) et de La nature est un champ de bataille ( Zones, 2014).
Arnault Skornicki, Maître de conférences à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense, auteur de La nouvelle histoire des idées politiques, avec Jérôme TOURNADRE (Repères La Découverte , 2015), et de La grande soif de l’Etat : Michel Foucault avec les sciences sociales, Les prairies ordinaires, 2015.

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Luca Paltrinieri 

Chargé de recherche, CIRPP, CCI-Paris-Idf
Membre du LabTop - CRESPPA,
UMR 7217, Paris 8/Paris Ouest/CNRSDirecteur de programme
Collège International de Philosophie

Chargé de cours, IED, Université de Paris 8

mercoledì 4 novembre 2015

programme de: Marx & Fulcault Lectures usages, confrontations 18-20 décembre 2014 Archive


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Colloque International “Marx &confrontations”Paris Ouest et Lycée Henri IV

 Affiche_Marx_Foucault_omb
De Foucault à Marx, se tisse un rapport complexe qui ne cesse de produire des effets d’interprétation, de luttes, de critiques. L’objet de ce colloque est triple :
– saisir les enjeux des lectures foucaldiennes de Marx et de son rapport aux différents marxismes ;
– mesurer les déplacements produits par la pensée de Foucault sur la compréhension et l’actualisation de Marx ;
– mieux comprendre comment ces deux pensées sont mobilisées dans les luttes pratiques, dans le renouvellement de la critique sociale, dans l’invention politique de « mondes nouveaux ».
La première partie sera consacrée au rapport difficile, contrasté que Foucault a entretenu avec Marx et la tradition marxiste. On partira des années 1950, tentant de comprendre le rapport du jeune normalien au PCF, à Althusser, à Sartre, à Merleau-Ponty. Ensuite, on tentera de saisir son détachement progressif du marxisme humaniste dans les années 1960, ainsi que l’opération de relativisation de la figure épistémologique de Marx dans les Mots et Les Choses. En revanche, on pourrait évoquer un rapprochement avec la tradition marxiste, basée sur une certaine lecture de Marx, au début des années 1970, notamment dans le cours La Société Punitive qui vient d’être publié. De cela résulte une réélaboration des thèmes de la production, de l’histoire, de l’accumulation, du capital physique et humain, qui trouve son expression dans un livre comme Surveiller et Punir. Mais d’autre part, l’évolution de la seconde moitié des années 1970 implique également des critiques ouvertes des différents marxismes alors en vogue, tel que le freudo-marxisme ou le maoïsme. L’objectif de cette première partie est de faire le point sur toutes ces oscillations qu’on pourrait détecter à l’intérieur de l’œuvre de Foucault par rapport à Marx et au marxisme.
La deuxième partie du colloque se penchera sur les effets que produit la lecture de Foucault sur l’interprétation de Marx. De nouvelles lectures de Marx s’appuient ainsi sur des concepts mobilisés par Foucault (discipline, surveillance, dispositif, biopolitique, gouvernementalité, subjectivation). L’étude des formes variables de pouvoir, la place et les types de « lutte » dans les processus politiques, la réinterprétation des phases du capitalisme à partir des formes de gouvernementalité, tout cela participe d’un « effet Foucault » sur la compréhension de Marx sur lequel nous ferons le point.
La troisième partie du colloque s’intéressera aux tentatives de conjugaison, d’hybridation et d’articulation des analyses de Marx et des travaux de Foucault dans la critique sociale actuelle et dans les mouvements sociaux. Il s’agira dans cette dernière partie d’explorer les champs de luttes et les thématiques critiques qui mobilisent Marx et Foucault. Si la référence foucaldienne a été liée historiquement à l’émergence des luttes « extra-économiques », « sociétales » ou culturelles, qui ne trouvaient pas chez Marx les points d’ misteri d'italia,appui nécessaires, elle s’articule aujourd’hui à l’analyse marxienne de l’organisation capitaliste et à la critique des formes de pouvoir typique de la mondialisation. Quelles sont les formes de ces articulations, quelle en est la productivité, quelles en sont les limites ?
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Dates et lieux :
Jeudi 18 décembre 2014  :
Université Paris Ouest Nanterre La Dense

Bâtiment B, salle des conférences
200 avenue de la République 92001 Nanterre
Vendredi 19 décembre 2014 :
Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Bâtiment B, salle des conférences
200 avenue de la République 92001 Nanterre //  Plan du campus de Paris Ouest
Samedi 20 décembre 2014 :
Lycée Henri IV, Salle des conférences
23 Rue Clovis, 75005 Paris // Plan d’accès
Entrée gratuite sur inscription en complétant le formulaire ci-dessous..
Organisation et contact :
Christian Laval
Luca Paltrinieri
Ferhat Taylan
Dans le cadre des activités du Collège International de Philosophie et du laboratoire Sophiapol (Université Paris Ouest Nanterre La Défense), avec le soutien du Centre Michel Foucault.
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PROGRAMME

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Jeudi 18 décembre
– Foucault lecteur de Marx –

Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Bât. B, salle des conférences
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Matin : 9h30-12h30
PrésidenceEmilie Hache
9h30 Ouverture : Christian Laval, Luca Paltrinieri, Ferhat Taylan
10h00-10h30 Christian Laval (CIPh/Sophiapol, Paris Ouest Nanterre La Défense
La productivité du pouvoir »

10h30-10h45 Discussion
Pause
11h00-11h30 Rudy Leonelli (Università di Bologna) : « Foucault lecteur du Capital »

11h30-12h00 Alberto Toscano (Goldsmiths, London) : « Of Sub-Powers and Surplus-Profits: Money, Capital and Class-struggle in Foucault »
12h00-12h30 Discussion
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Après-midi 14h15-18h
Présidence : Mathieu Potte-Bonneville
14h15-14h45 Jean-François Bert (IRCM, Université de Lausanne) :
« Cartographier les marxismes avec Foucault : les années 1950 et 1960 »

14h45-15h15 Manlio Iofrida (Università di Bologna) : « Michel Foucault entre Marx et Burckhardt : esthétique, jeu, travail »
15h15-15h45 Roberto Nigro (CIPh/ZHDK Zurich) : « Communiste nietzschéen. L’expérience Marx de Foucault »
15h45-
Discussion

Pause
16h30-17h00 Ferhat Taylan (CIPh/Université Bordeaux III) : « La place de Marx : des Mots et les Choses à La Société punitive »
17h00-17h30 Hervé Oulc’hen (BelPD-COFUND, Université de Liège) : « Stratégie et praxis : Foucault et Sartre lecteurs des enquêtes historiques de Marx »
17h30-18h Discussion
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Vendredi 19 décembre
– Marx après Foucault –
Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Bât. B, salle des conférences
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Matin 9h30-12h30
Présidence: Frédéric Gros
09h30-10h00 Emmanuel Renault (Sophiapol, Paris Ouest Nanterre La Défense) : « Domination, exploitation, pouvoir »
10h00-10h30 Federica Giardini (Università Roma 3) : « Ordres et désordres. Symbolique, production, reproduction »
10h30-10h45 Discussion
Pause
11h00-11h30 Antonio Negri : « Marx après Foucault : la subjectivité retrouvée »
11h30-12h00 Pierre Dardot (Sophiapol, Paris Ouest Nanterre La Défense): « De la praxis aux pratiques »
12h00-12h30 Discussion
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Après-midi 14h15 – 18h
Présidence: Christian Lazzeri
14h15-14h45 Laurent Jeanpierre (LabTop-CRESPPA Paris 8/CNRS) : « Que faire des circulations? Une autre confrontation entre Marx et Foucault »
14h45-15h15 Guillaume Sibertin-Blanc (Erraphis, Université Toulouse II – Jean Jaurès) : « L’historico-politique et le bio-politique. Retour sur le schéma de la lutte de classe au prisme de la généalogie foucaldienne »
15 h15-15h45 Yoshiyuki Sato (Graduate School of Humanities and Social Sciences, University of Tsukuba) : « Gouvernementalité et économie : le problème de l’État chez Foucault et Marx »
15h45-16h15 Discussion
Pause
16h30-17h00 Diogo Sardinha (CIPh, Paris) : « L’enjeu du nominalisme et la lutte contre la métaphysique »
17h00-17h30 Jacques Bidet (Sophiapol, Paris Ouest Nanterre La Défense) : « Marx et Foucault recyclés l’un par l’autre »
17h30-18h00 Discussion
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Samedi 20 décembre 2014
– Marx avec Foucault : actualités, luttes, critique –
Lycée Henri IV
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Matin 9h00-12h15
09h00 Mots de bienvenue de Patrice Corre, Proviseur du Lycée Henri IV et Diogo Sardinha, président de l’Assemblée collégiale du Collège International de Philosophie
Présidence : Isabelle Bruno
09h30-10h00 Pierre Sauvêtre (Sophiapol, Paris Ouest Nanterre La Défense) : « Altérer le monde : penser les luttes avec Marx et Foucault »
10h00-10h30 Isabell Lorey (EIPCP, Berlin): « Foucault, Actuality, History. Aspects of Presentist Democracy »
10h30-10h45 Discussion
Pause
11h00-11h30 Stéphane Haber (Sophiapol, Paris Ouest Nanterre La Défense) : « Marx, Foucault et la question de l’entreprise comme institution »
11h30-12h00 Massimiliano Nicoli (Filolab, Trieste) & Luca Paltrinieri (CIPh/LabTop-CRESPPA Paris 8/CNRS): « Qu’est-ce que une critique transformatrice ? Contrat psychologique et normativité d’entreprise »
12h00-12h15 Discussion
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Après-midi (14h15- 16.30)
Présidence : Philippe Combessie
14h15-14h.45 Judith Revel (Sophiapol, Paris Ouest Nanterre La Défense) : « Subjectivation, conflictualité, organisation : Foucault et autres hérétiques »
14h45-15h15 Julien Pallotta (IFCS-UFRJ, Rio de Janeiro) : « L’effet Althusser sur Foucault : de la société punitive à la théorie de la reproduction »
15h15-15h30 Discussion
Pause
15h45-16h30 Conférence de clôture: Étienne Balibar (Paris Ouest Nanterre La Défense/Kingston University, London) : « L’anti-Marx de Michel Foucault »




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4 réponses

  1. pascal
    Bonjour,
    Existe-t-il une captation sonore, vidéo ou des actes ?
    Merci d’avance,
    Pascal
    • Marion Forest
      Bonjour,
      Une publication doit paraître à la fin de l’année ou début 2016.
      Bien cordialement,
      Marion Forest

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Rudy



















lunedì 1 dicembre 2014

Marx & Foucault. Lectures, usages, confrontations. Colloque International Nanterre-Paris 18-20 Déc. 2014 [ARCIVE




 



Jeudi 18 décembre


Foucault lecteur de Marx

Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Bât. B, salle des conférences

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Matin : 9h00-12h30
Ouverture : Christian Laval, Luca Paltrinieri, Ferhat Taylan
Présidence : Emilie Hache09h30-10h00 Christian Laval (CIPh/Sophiapol, Paris Ouest Nanterre La Défense)

« La productivité du pouvoir »


10h00-10h30 Rudy Leonelli (Università di Bologna) : « Foucault lecteur du Capital »


10h30-10h45
Discussion

Pause

11h00-11h30 Jason Read (University of Southern Maine) :
« Being Productive: Work and Subjectivity in Marx and Foucault »


11h30-12h00 Alberto Toscano (Goldsmiths, London) :
« Of Sub-Powers and Surplus-Profits: Money, Capital and Class-struggle in Foucault »


12h00-12h30
Discussion

.
Après-midi 14h15-18h
Présidence : Mathieu Potte-Bonneville
14h15-14h45 Jean-François Bert (IRCM, Université de Lausanne) :
« Cartographier les marxismes avec Foucault : les années 1950 et 1960 »


14h45-15h15 Manlio Iofrida (Università di Bologna) :
« Michel Foucault entre Marx et Burckhardt : esthétique, jeu, travail »


15h15-15h45 Roberto Nigro (CIPh/ZHDK Zurich)
: « …Communiste nietzschéen. L’expérience Marx de Foucault »


15h45-16h15
Discussion

Pause

16h30-17h00 Ferhat Taylan (CIPh/Université Bordeaux III) :
« La place de Marx : des Mots et les Choses à La Société punitive »


17h00-17h30 Hervé Oulc’hen (BelPD-COFUND, Université de Liège) : 
« Stratégie et praxis : Foucault et Sartre lecteurs des enquêtes historiques de Marx »


17h30-18h
Discussion Discussion.

lunedì 13 ottobre 2014

Marx & Foucault. Lectures, usages, confrontations. Colloque International Nanterre-Paris, 18-20 Déc. 2014

Jeudi 18 décembre

Foucault lecteur de Marx  Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Bât. B, salle des conférences
.

Matin : 9h00-12h30Ouverture : Christian Laval, Luca Paltrinieri, Ferhat Taylan
Présidence : Emilie Hache
Ouverture : 09h30-10h00 Christian Laval (CIPh/Sophiapol, Paris Ouest Nanterre La Défense) : « La productivité du pouvoir »
10h00-10h30 Rudy Leonelli (Università di Bologna) : « Foucault lecteur du Capital »

10h30
-10h45
Discussion
Pause

 
11h00-11h30 Jason Read (University of Southern Maine) : « Being Productive: Work and Subjectivity in Marx and Foucault »

11h30-12h00 Alberto Toscano (Goldsmiths, London) : « Of Sub-Powers and Surplus-Profits: Money, Capital and Class-struggle in Foucault »
12h00-12h30
Discussion
Pause

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 Après-midi 14h15-18h
Présidence : Mathieu Potte-Bonneville
14h15-14h45 Jean-François Bert (IRCM, Université de Lausanne) : « Cartographier les marxismes avec Foucault : les années 1950 et 1960 »

14h45-15h15 Manlio Iofrida (Università di Bologna) : « Michel Foucault entre Marx et Burckhardt : esthétique, jeu, travail »

15h15-15h45 Roberto Nigro (CIPh/ZHDK Zurich) : « …Communiste nietzschéen. L’expérience Marx de Foucault »

15h45-16h15  
Discussion
Pause
 
16h30-17h00 Ferhat Taylan (CIPh/Université Bordeaux III) : « La place de Marx : des Mots et les Choses à La Société punitive »

17h00-17h30 Hervé Oulc’hen (BelPD-COFUND, Université de Liège) : « Stratégie et praxis : Foucault et Sartre lecteurs des enquêtes historiques de Marx »

17h30-18h
Discussion

venerdì 14 febbraio 2014

«Cattive condotte», di Sandro Mezzadra

                                                                                        da il manifesto

La pub­bli­ca­zione dei corsi tenuti da Michel Fou­cault al Col­lège de France tra il 1970 e il 1984 ha ormai sedi­men­tato un secondo cor­pus di opere del filo­sofo fran­cese, accanto a quelle da lui pub­bli­cate. E non si può che rima­nere affa­sci­nati, anche sem­pli­ce­mente scor­rendo i volumi, dall’inquietudine e dal rigore con cui egli apriva con­ti­nua­mente nuovi can­tieri di ricerca, da quello sul neo­li­be­ra­li­smo (a cui è dedi­cato il corso del 1979) a quelli greci e tardo-antichi degli ultimi anni. Temi e con­cetti asso­ciati al lavoro di Fou­cault, ad esem­pio quelli di «gover­na­men­ta­lità» e «bio­po­li­tica», tro­vano nei corsi della seconda metà degli anni Set­tanta svi­luppi di straor­di­na­ria e tal­volta impre­vi­sta ric­chezza. E d’altro canto, ascol­tando «la parola pub­bli­ca­mente pro­fe­rita da Fou­cault» (a cui i cura­tori si atten­gono con scru­po­loso rigore), ne abbiamo impa­rato a cono­scere lo stile di inse­gnante, l’eleganza ma anche la capa­cità di affa­sci­nare e coin­vol­gere chi lo ascoltava.
Si capi­sce dun­que come l’uscita di un nuovo corso, men­tre l’edizione si avvia alla con­clu­sione, costi­tui­sca sem­pre un evento. Quello da poco pub­bli­cato in Fran­cia si inti­tola La societé puni­tive (a cura di Ber­nard E. Har­court, EHESS/Gallimard/Seuil, pp. 354, euro 26), ed è stato tenuto nel primo tri­me­stre del 1973. Si situa dun­que in uno dei momenti di più intensa mili­tanza poli­tica di Fou­cault, in par­ti­co­lare sui temi della pena­lità e della pri­gione, a fianco delle lotte e dell’organizzazione auto­noma dei dete­nuti. «Indi­gna­zione» e «col­lera», come giu­sta­mente sot­to­li­nea Har­court, danno il tono gene­rale a que­sto corso, e lo ren­dono tra le altre cose un docu­mento dell’appassionata ricerca di uno stile di lavoro intel­let­tuale capace di situarsi del tutto all’interno della lotta poli­tica. Sotto il pro­filo del metodo, poi, è un corso in qual­che modo di tran­si­zione, carat­te­riz­zato dalla ricerca e dalla spe­ri­men­ta­zione di un’articolazione tra «archeo­lo­gia» e «genea­lo­gia». Molti temi qui affron­tati sono ripresi da Fou­cault in con­fe­renze e testi dello stesso periodo (in par­ti­co­lare in La verità e le forme giu­ri­di­che, in La vita degli uomini infami e in Io, Pierre Rivière), non­ché natu­ral­mente nel grande libro dedi­cato nel 1975 alla nascita della pri­gione, Sor­ve­gliare e punire, di cui il corso del 1973 costi­tui­sce una sorta di prova generale.

Tat­ti­che penali

«Per­ché que­sta strana isti­tu­zione che è la pri­gione?». Que­sta domanda guida tanto Sor­ve­gliare e punire quanto La societé puni­tive. È tut­ta­via signi­fi­ca­tivo che nel corso del 1973 essa venga for­mu­lata in ter­mini espli­citi sol­tanto all’inizio dell’ultima lezione. Fou­cault, a quel punto, aveva già ampia­mente mostrato come la deten­zione e la reclu­sione si fos­sero instal­late al cen­tro dei sistemi penali euro­pei sol­tanto con le «grandi riforme avviate negli anni com­presi tra il 1780 e il 1820». La pri­gione era stata dun­que «de-naturalizzata», e poteva a buon diritto appa­rire come una «strana isti­tu­zione»: la sua emer­genza sto­rica era stata stu­diata nelle lezioni pre­ce­denti dall’interno di tra­sfor­ma­zioni pro­fonde della morale, delle tec­ni­che di governo e di poli­zia e delle «tat­ti­che penali». Pro­prio l’attenzione rivolta alla sua emer­genza sto­rica in qual­che modo «de-centra» la pri­gione rispetto all’analisi con­dotta in Sor­ve­gliare e punire: Fou­cault, in altri ter­mini, non guarda alla società a par­tire dalla pri­gione (come sem­bra avve­nire in alcuni capi­toli del libro del 1975), ma punta piut­to­sto a com­pren­dere quest’ultima a par­tire dalle tra­sfor­ma­zioni più gene­rali che segnano l’avvento del capi­ta­li­smo moderno.
La stessa cate­go­ria di «potere disci­pli­nare» (di «società a potere disci­pli­nare») appare nel corso del 1973 forse defi­nita in modo meno pre­ciso, ma più dut­tile e meno rigi­da­mente anco­rata alla pro­du­zione di una deter­mi­nata figura di sog­get­ti­vità (l’individuo) e a una spe­ci­fica forma di isti­tu­zione (sul cele­bre modello ben­tha­miano del panopticon).
Fou­cault comin­cia del resto il corso con una ser­rata cri­tica della cate­go­ria di «esclu­sione», che a suo avviso non con­sente di «ana­liz­zare le lotte, i rap­porti, le ope­ra­zioni spe­ci­fi­che del potere». In que­stione non è qui sol­tanto il rife­ri­mento alla natura «pro­dut­tiva» (e non sola­mente repres­siva) del potere e al nesso stret­tis­simo tra potere e sapere: La societé puni­tive stu­dia que­sto nesso sul ter­reno della pena­lità e lo con­trap­pone, in ter­mini teo­rici, allo «schema dell’ideologia», secondo cui «il potere non può pro­durre nell’ordine della cono­scenza che degli effetti appunto ideo­lo­gici», di coper­tura e di falsa coscienza. Sono temi noti ai let­tori di Fou­cault, così come – soprat­tutto negli scritti di que­sti anni – è ricor­rente l’enfasi posta sulla natura rela­zio­nale del potere, sul suo costi­tu­tivo nesso con le resi­stenze e con le lotte.
È tut­ta­via pro­prio a quest’ultimo riguardo che il corso del 1973 pre­senta ele­menti di indub­bia ori­gi­na­lità, a par­tire dalla scelta della «guerra civile» come schema teo­rico fon­da­men­tale per la com­pren­sione cri­tica del potere (la poli­tica, afferma Fou­cault, «è la pro­se­cu­zione della guerra civile»). Tanto lo svi­luppo dei sistemi morali, la cui rico­stru­zione prende avvio dallo stu­dio della dis­si­denza reli­giosa in Inghil­terra tra Sei e Set­te­cento, quanto le tra­sfor­ma­zioni dei regimi di governo e di con­trollo ven­gono ana­liz­zati sullo sfondo di una fitta trama di «ille­ga­li­smi popo­lari», che con­di­zio­nano in pro­fon­dità l’evoluzione dei regimi giu­ri­dici e delle tec­ni­che punitive.

sabato 14 dicembre 2013

Foucault, La société punitive. Cours au collège de France 1972-1973. Now published [info da: FOUCAULT NEWS]




Michel Foucault (2013) La société punitive. Cours au collège de France 1972-1973, Paris: Gallimard Seuil. 05 Décembre 2013, 356 pages.
 


Frédéric Gros
Foucault et « la société punitive »
Compte rendu sur le site Cairn.info

Résumé
Foucault prononce en 1973 un cours au Collège de France intitulé « La société punitive ». Ce cours, encore inédit, offre les premières grandes propositions théoriques de Foucault sur la naissance de la prison. Elles seront reprises, infléchies, reproblématisées dans Surveiller et Punir. Mais, en 1973, elles sont données avec une netteté conceptuelle et un tranchant polémique qu’elles ne retrouveront plus par la suite. Trois grandes notions sont définies : le « pénitentiaire », le « carcéral » et le « coercitif ». C’est le nouage de ces trois dimensions qui rend compte de l’invention de la prison.
” L’organisation d’une pénalité d’enfermement n’est pas simplement récente, elle est énigmatique. Qu’est-ce qui pénètre dans la prison ? En tout cas, pas la loi. Que fabrique-t-elle ? Une communauté d’ennemis intérieurs. ” C’est en ces termes que Michel Foucault dénonce, dans ce cours prononcé en 1973 – et que viendra compléter, en 1975, son ouvrage Surveiller et punir – le ” cercle carcéral “. La Société punitive étudie ainsi comment les sociétés traitent les individus ou les groupes dont elles souhaitent se débarrasser, c’est-à-dire les tactiques punitives, mais aussi la prise de pouvoir sur le corps et sur le temps et l’instauration du couple pénalité-délinquance. Michel Foucault retrace l’histoire des ” tactiques fines de la sanction ” dont il distingue quatre modalités : exiler ; imposer un rachat ; marquer ; enfermer. C’est dans la seconde moitié du XVIIIe siècle que se développe une ” science des prisons ” à fonction corrective et que se construit un discours sur le criminel et son traitement possible, donnant naissance à un schéma de société qui vise à l’absolu du contrôle et de la surveillance. L’ajustement entre le système judiciaire et le mécanisme de surveillance (l’organisation d’une police), entre l’émergence de la richesse et la pratique des illégalismes, entre la force corporelle de l’ouvrier et l’appareil de production s’accomplit ensuite au tournant du XIXe siècle. Foucault démontre donc que ce sont les instances de contrôle para-pénal du XVIIe et du XVIIIe siècle qui ont abouti, in fine, au fonctionnement de la prison, visant à l’élimination du désordre, au contrôle de la distribution spatiale des individus, de leur emplacement par rapport à l’appareil productif. La Société punitive finit par poser la question, cruciale aux yeux du philosophe, de la validité intrinsèque de la loi pénale. A-t-elle vocation universelle ou se limite-t-elle à la douteuse applicabilité d’une somme de décrets ?

martedì 29 ottobre 2013

Valerio Romitelli: Che salvare dell’università?

A margine del libro di Valeria Pinto Valutare e punire, Ed. Cronopio, 2012

Oggi niente sembra più ovvio del credere che tutto è informazione, perché la vita stessa sarebbe al fondo comunicazione di informazioni. É così che si giustifica l’altra credenza attualmente imperante che sia finalmente giunta l’epoca di una “società della conoscenza”. Anche grazie alla diffusione di internet si suppone infatti che tutto il sapere globalmente esistente sia disponibile come molteplicità di informazioni fruibili e scambiabili in “tempo reale”, offrendo opportunità senza precedenti di cambiamento e sviluppo in ogni tipo di relazioni intersoggettive.
I presupposti biologici di questa credenza sono improntati a una visione più neo-darwinista che classicamente darwinista. L’”egoismo” supposto essere motore dell’evoluzione, infatti, non è tanto quello dell’individuo vivente, quanto quello del “gene” (secondo la formula che titola il noto libro di Dawkins). Ciò significa ritenere che i destini del genere umano non dipendono da personaggi eccellenti, ma da comunità di individui dotati di patrimoni genetici vincenti. Ma ciò significa anche ammettere che ogni individuo con tali qualità possa trovarsi in condizioni ambientali avverse, che gli impediscono di valorizzarsi come meriterebbe, con un conseguente danno per tutto il genere umano.
Di qui viene la necessità di una bio-politica volta, non solo a premiare i meritevoli, ma anche ad aiutare quelli che non riescono a farsi valere come tali, in quanto svantaggiati da un contesto avverso. In tal senso, il mezzo più indicato pare essere il mercato in quanto regime di scambio per eccellenza e quindi anche di comunicazione di informazioni tra contesti diversi. Tra gli ultimi rimedi per estendere al massimo le possibilità di inclusione dei meritevoli sfortunati resta poi la filantropia di cui la maggioranza degli individui e delle comunità vincenti si dimostrano particolarmente generosi.  Estensione ovunque possibile del mercato, della comunicazione e della filantropia sono in effetti tra le cifre più distintive di tutta quella parte maggioritaria della “Comunità internazionale” che segue il modello della “più grande democrazia del mondo”: ove “grande” è sinonimo di massima qualità, giustificata oggi soprattutto dal fatto di essere anche patria della società della conoscenza ...


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domenica 29 settembre 2013

Bertolt Brecht, Questo voglio dir loro

Mi chiedevo: perché parlare con loro?
Comprano il sapere per venderlo.
Vogliono sentire dove c’è sapere a buon mercato
da vendere a caro prezzo. Perché
dovrebbero voler sapere ciò che
parla contro la compra e la vendita?

Vogliono vincere,
Contro la vittoria non vogliono saper nulla.
Non vogliono essere oppressi,
vogliono opprimere.
Non vogliono il progresso,
vogliono il vantaggio.

Sono obbedienti a chiunque
prometta loro il comando.
Si sacrificano affinché
resti la pietra sacrificale.

Che devo dir loro, pensavo. Questo
voglio dir loro, pensavo. Questo
voglio dir loro, decisi.


    [Das will ich sagen - Questo voglio dir loro]  trad it. a c. d. Cesare Cases
     in Bertolt Brecht, Poesie, Einaudi Torino, 1960 

mercoledì 24 luglio 2013

incontro: A partire da “Classe” di Andrea Cavalletti, 27 luglio - Magione (Perugia)

nel quadro  del

Magione (Perugia)



 Sabato 27 luglio

h. 15:30-19:00


 A partire da un libro:

http://www.italica.rai.it/immagini/libri/cavalletti_classe/copertina.jpg

 “Classe” di Andrea Cavalletti
 (Bollati Boringhieri 2009)


Coordina: Andrea Brazzoduro   



Dialogano:
              Andrea CavallettiChristian De Vito
              Rudy Leonelli e   Franco Milanesi

venerdì 12 luglio 2013

Nono SIMposio estivo di storia della conflittualità sociale 25-28 luglio 2013, Magione (Perugia)


SIMposio di storia della conflittualità sociale 13

Progetto Storie in movimento (Sim) & "Zapruder. Storie in movimento. Rivista di storia della conflittualità sociale"

organizzano
il Nono SIMposio estivo di storia della conflittualità sociale
25-28 luglio 2013
Hotel “Il lago da una nuvola”
Monte del Lago, Magione (Perugia)



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Presentazione
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Il SIMposio nasce all’interno dell’associazione Storie in movimento come occasione di confronto e discussione che si affianca alla rivista «Zapruder». Esperienza originale in un panorama sempre più asfittico, il SIMposio è pensato come un laboratorio che mira a rimettere in comunicazione luoghi e soggetti diversi attraverso cui si articola la produzione del sapere storico. Liberare e far circolare i saperi in uno spazio di discussione critica comune e orizzontale: questa è la nostra scommessa politica.
Il SIMposio è immaginato in modo pluridimensionale. Durante quattro giornate affronteremo diversi snodi storiografici in una rara occasione di confronto interdisciplinare dove però l’elaborazione collettiva del sapere non è mai disgiunta dalla sua dimensione politica ma anche ludica: ci riuniremo infatti in un ambiente ideale, circondati dalla natura e con a disposizione una struttura ricettiva solitamente destinata allo svago. In questo senso, il SIMposio è un’opportunità per incontrarsi, discutere e divertirsi.
Il SIMposio di quest’anno si apre con un dialogo di respiro internazionale giocato sulla tensione fra “trasformazione” e “rivoluzione” che attraversa la pratica teorica dei movimenti femministi e lgbtqi. La sera sarà invece il momento del “sogno e combattimento” con la musica di Marco Rovelli. Nella giornata di venerdì ci concentreremo sul Novecento in due diversi dialoghi: la mattina sul tema dell’immaginario e delle immagini che ne costituiscono il tessuto, mentre il pomeriggio tematizzeremo un confronto fra nazionalismi europei. La mattina del sabato sarà dedicata alla prima edizione di un laboratorio annuale sulle fonti che inizia quest’anno con una riflessione sull’uso delle interviste nella ricerca etnografica. Il sabato si chiude con un dialogo che esplora il concetto della “classe” a partire da un recente libro di Andrea Cavalletti. La domenica, come ogni anno, ci saluteremo con un’assemblea fra tutte le persone che hanno preso parte a questa edizione del SIMposio.

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Programma
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Giovedì 25 luglio
13.30-15:00 Arrivo, registrazione e sistemazione dei/delle partecipanti
15:00-15:30 Saluti e presentazione dei lavori del SIMposio
15:30-19.00 Primo dialogo Transformations without revolution? Come femminismi e movimenti lgbtqi hanno cambiato il mondo
Introducono: Elena Petricola e Vincenza Perilli
Dialogano: Valeria Ribeiro Corossacz, Elisabetta Donini, Cesare Di Feliceantonio, Sara Garbagnoli e Pia Covre
20:00-24:00 Cena e recital musicale “Inattitudine di sogno e di combattimento” di Marco Rovelli

Venerdì 26 luglio
08:00-09:30 Colazione
09:30-13:00 Secondo dialogo Immagini/Immaginario. Per un’iconologia del presente
Introduce: Vanessa Roghi
Dialogano: Damiano Garofalo, Luca Peretti, Giorgio Vasta e Marco Rovelli
13:30-14:30 Pranzo
15:30-19:00 Terzo dialogo Nazionalismo e rivoluzione nel XX secolo. Autodeterminazione nazionale e conflitti sociali tra passato e futuro
Coordina: Paolo Perri
Dialogano: Fabio de Leonardis, Francesca Zantedeschi, Francesco Sedda, Andrea Geniola, Adriano Cirulli e Marco Laurenzano
20:00-23:30 Cena

Sabato 27 luglio
08:00-09.30 Colazione
09:30-13:00 Laboratorio sulle fonti Etnografia
Coordina: Sabrina Marchetti
Dialogano: Silvia Cristofori, Paolo De Leo e Andrea Priori
13:30-14:30 Pranzo
15:30-19:00 A partire da un libro “Classe” di Andrea Cavalletti (Boringhieri 2009)
Coordina: Andrea Brazzoduro
Dialogano: Andrea Cavalletti, Christian De Vito, Rudy Leonelli e Franco Milanesi
20:00-24.00 Grigliata (non solo carne) e a seguire festa di chiusura con musica

Domenica 28 luglio
08:00-10.30 Colazione
10:30-13:00
Assemblea finale Idee e proposte per il prossimo SIMposio
Coordina: Eros Francescangeli
Dialogano: i/le partecipanti alla nona edizione del SIMposio
13:30-14:30 Pranzo e, a seguire, partenza dei/delle partecipanti

Partecipano inoltre ai dialoghi: Stefano Agnoletto, Francesco Altamura, Luigi Ambrosi, Sandro Bellassai, Margherita Becchetti, Fabrizio Billi, Angelo Bitti, Luca Bufarale, Gino Candreva, Roberto Carocci, Salvatore Cingari, Mario Coglitore, Francesco Corsi, Emanuela Costantini, Ippolita Degli Oddi, Elena De Marchi, Beppe De Sario, Monica Di Barbora, Steven Forti, Damiano Garofalo, Paola Ghione, Chiara Giorgi, Federico Goddi, Ilaria La Fata, Antonio Lenzi, Antonella Lovecchio, Marilisa Malizia, Lidia Martin, Mauro Morbidelli, Cristina Palmieri, Chiara Pavone, Santo Peli, Cristiana Pipitone, Paolo Raspadori, Luisa Renzo, Ferruccio Ricciardi, Ilenia Rossini, Marco Scavino, Laura Schettini, Ivan Severi, Giulia Strippoli, Andrea Tappi e Andrea Ventura.




per info su: Costi  e modalità d’iscrizione, leggi tutto su Storie in movimento

domenica 16 giugno 2013

Repetita iuvant


Étienne Balibar:

L’aspect le plus «foucaldien» de l’œuvre de Marx

L’aspetto più  «foucaultiano» dell’opera di Marx

trad. dal francese  di Rudy M. Leonelli

 

C'è ... certo conversione locale della violenza in forme sociali più «avanzate» dello sfruttamento – più «civilizzate», ed eventualmente più «produttive». Ma ciò avviene di fatto al prezzo del suo spostamento o della sua delocalizzazione. D’altra parte, è su questo soggetto che Marx propone un'analisi delle lotte di classe come un rapporto di forza evolutivo che possiamo retrospettivamente considerare come l’aspetto più «foucaultiano» della  sua opera [*]: il «potere» in effetti non vi figura come un termine univoco, riferito ad un'istanza che verrebbe dall’esterno a costringere il processo sociale, ma piuttosto come il rapporto stesso, vale a dire dire il risultato complesso e instabile del conflitto che si dispiega nel tempo tra disciplina e resistenza, tecniche di sfruttamento della forza  lavoro  umana (che Marx chiama «metodi di estrazione del pluslavoro»  [Mehrwert (fr. surtravail)] che sono anche, in un certo senso, delle «tecniche di governo», e lotte individuali o collettive che incarnano una forma di libertà sin dalle loro manifestazioni  più elementari (e non soltanto preparano  una liberazione «finale») ... 
 
da: E. Balibar, Violence et civilité. Welleck Library Lectures et autres essais de philosophie politique, Paris, Galilée 2010, p. 133,  «Deuxième conférence. Une violence “inconvertible”? Essai de topique». 


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[*]  Foucault stesso l'ha riconosciuto. Vedi in particolare il suo riferimento al «Libro II del Capitale» in  «Les mailles du pouvoir» [1981], Dits et écrits, Gallimard, 1994, t. IV, p.186-187). Questo «lapsus calami» di Foucault è sfortunatamente perpetuato da molti dei  de suoi commentatori: si tratta in realtà del tomo II dell’edizione di Marx  correntemente utilizzatoall'epoca in Francia (Le Capital in 8 volumi, Éditions Sociales, 1960), dunque verosimilmente del capitolo del Libro I su «la manifattura», che  è anche una delle fonti essenziali in Sorvegliare e  et punire. Questo errore  è stato rettificato e spiegato da Rudy M. Leonelli in «Fonti marxiane in Foucault», in  «Altreragioni», n° 9, 1999.